80 à 100 g de pâtes sèches pour un plat, pesées crues. Et pour ceux qui pèsent cuit, ce que disent vraiment les données officielles sur le gonflement à la cuisson. La réponse courte d’abord : pour un plat de pâtes, comptez 80 à 100 g de pâtes sèches par personne, pesées crues. En accompagnement, 50 à 70 g suffisent. Si vous cherchez à perdre du poids, 60 à 70 g crus sont un bon point de départ. Vous avez peut-être déjà pesé une portion en vous demandant si cela suffirait pour le repas. Puis, devant la boîte de pâtes cuites du lendemain, une autre question se pose : combien faut-il en servir ? Les réponses varient du simple au triple selon les sites : certains disent que les pâtes « doublent », d’autres qu’elles triplent. Nous sommes allés chercher un ordre de grandeur dans la table de composition officielle des aliments, tenue par l’ANSES. Il est nettement inférieur au « fois 3 » qu’on lit souvent, et l’écart n’est pas anodin quand on surveille ses portions. Vous trouverez aussi pourquoi 80 g de pâtes paraissent si peu dans une assiette, la façon dont un cuisinier garde une assiette généreuse sans doubler la portion, et pourquoi la sauce compte souvent davantage que les grammes de pâtes. Ces quantités sont des repères d’usage, ceux qu’on retrouve chez les fabricants comme chez les sites de nutrition. Il n’existe pas de recommandation officielle française qui fixe un grammage de pâtes par repas : le programme national Manger Bouger recommande de consommer des féculents tous les jours, et des féculents complets au moins une fois par jour, sans imposer de quantité. La bonne portion dépend de votre appétit, de votre activité et de ce qu’il y a d’autre dans l’assiette. Nous avons fait le même exercice pour le riz dans quelle quantité de riz pour une personne. Les pâtes fraîches se dosent différemment. Elles contiennent beaucoup plus d’eau que les pâtes sèches : à portion équivalente, il en faut donc un poids plus élevé. Le repère courant est de 120 à 180 g de pâtes fraîches par personne, mais l’étiquette reste la meilleure indication, car la teneur en eau varie d’un produit à l’autre. Pour les pâtes farcies — raviolis, tortellini —, la farce compte : fromage et charcuterie en font un plat à part entière, qui se dose plutôt comme un plat complet. Les pâtes ne font pas grossir par elles-mêmes. Ce qui fait varier le poids, c’est le rapport entre l’énergie consommée et l’énergie dépensée sur l’ensemble de la journée. Peser ses pâtes est utile parce que c’est l’un des postes où l’on se sert le plus volontiers « à l’œil ». Pour savoir où vous en êtes, notre calculatrice de déficit calorique vous donne votre point d’équilibre. Toutes les quantités ci-dessus s’entendent crues. C’est la convention des recettes, des programmes alimentaires et des emballages : les valeurs nutritionnelles sont indiquées pour 100 g de produit sec. Le problème, c’est que beaucoup de gens pèsent leurs pâtes une fois cuites, dans l’assiette ou dans la boîte du lendemain. Il faut alors savoir combien de fois les pâtes ont augmenté de poids. Et là, les réponses divergent : on lit qu’elles « doublent », qu’elles atteignent 250 g pour 100 g, ou qu’elles triplent. L’ANSES publie la table Ciqual, la référence française de composition des aliments, mise à jour en novembre 2025. Elle donne pour les pâtes sèches standard : Pendant la cuisson, les pâtes absorbent de l’eau ; elles cèdent aussi un peu de matière à l’eau de cuisson, comme le rappelle la FAO pour tous les aliments bouillis. Comparer les deux colonnes donne donc un ordre de grandeur du gonflement, pas une mesure exacte : 364 divisé par 167, soit environ 2,2. Le calcul fait à partir de l’eau, qui passe de 9,9 g à 58,9 g pour 100 g, donne le même résultat. Autrement dit, des pâtes cuites comme celles de l’échantillon de référence pèsent environ 220 g pour 100 g crues. Ce n’est pas une valeur universelle : ce sont des moyennes, et le gonflement dépend de la forme des pâtes et surtout de la durée de cuisson. Des pâtes cuites plus longtemps absorbent davantage d’eau, des pâtes al dente un peu moins. Ce que ces chiffres montrent clairement, en revanche, c’est que le « fois 3 » correspond à des pâtes beaucoup plus cuites que la moyenne. Pour que 100 g de pâtes crues pèsent 300 g une fois cuites, elles devraient contenir environ 70 % d’eau, contre 59 % dans l’échantillon de la table Ciqual. Prenons le repère le plus répandu, « fois 3 ». Si vous pesez 240 g de pâtes cuites en pensant manger 80 g de pâtes crues, et que vos pâtes ont gonflé comme celles de la table Ciqual, vous en mangez en réalité environ 110 g : plus d’un tiers de plus que la portion visée, sans le savoir. Si vos pâtes sont plus cuites, l’écart est plus faible, mais il va toujours dans le même sens tant que le gonflement réel reste inférieur à 3. Un repas ne se joue pas à quelques grammes près. Mais un écart répété peut devenir difficile à comprendre quand vous faites attention à vos portions sans voir le résultat espéré. La règle la plus simple reste de peser cru. Si vous préférez peser cuit, le plus fiable est de connaître le rapport de vos pâtes, cuites à votre façon. Pesez 100 g de pâtes crues, faites-les cuire comme d’habitude, égouttez-les, puis pesez-les. Le poids obtenu, divisé par 100, est votre coefficient. Il ne changera guère tant que vous gardez la même marque, la même forme et le même temps de cuisson. À défaut de cette mesure, le rapport tiré de la table Ciqual, environ 2,2, est un meilleur point de départ que 3. La balance est l’outil le plus fiable, mais elle n’est pas toujours là. Quelques repères permettent de s’en approcher. Pour les pâtes longues — spaghettis, linguine —, une botte dont le diamètre est celui d’une pièce de 1 euro correspond à peu près à une portion de 80 à 100 g. C’est un repère approximatif, qui varie avec l’épaisseur des spaghettis : vérifiez-le une fois avec une balance. Il existe aussi des doseurs à spaghettis percés de trous, qui font la même chose avec plus de régularité. Pour les pâtes courtes — penne, fusilli, coquillettes —, le plus fiable est d’étalonner un récipient chez vous, une fois pour toutes. Pesez votre portion, versez-la dans un verre ou une tasse que vous utilisez souvent, et repérez la hauteur. Les équivalences « une tasse = 100 g » qu’on lit ici ou là dépendent entièrement de la taille de la tasse et de la forme des pâtes : des coquillettes et des farfalle n’occupent pas du tout le même volume pour un même poids. Pour une tablée, multipliez simplement la portion par le nombre de personnes, et pesez le tout une seule fois. C’est plus rapide que de doser assiette par assiette, et c’est là qu’on évite le paquet entier « parce qu’il en restait un fond ». C’est la remarque qui revient le plus : une fois servis, 80 g de pâtes crues, soit environ 175 g cuits, laissent une assiette qui paraît à moitié vide. L’impression est réelle. Elle tient au fait qu’on a pris l’habitude d’assiettes de pâtes servies sans rien d’autre, ou presque. Pour garder le plaisir d’une assiette généreuse, vous pouvez remettre du volume avec autre chose que des pâtes. Des légumes taillés comme les pâtes. Des courgettes ou des carottes en longs rubans se mélangent à des tagliatelles ; des brocolis, des petits pois, des poivrons en dés se perdent dans des penne. À la fourchette, on mange un plat de pâtes. Dans l’assiette, la moitié du volume est faite de légumes, qui apportent des fibres et de la satiété pour peu d’énergie. Une vraie source de protéines. Des pois chiches, du thon, du poulet, des crevettes, un œuf, de la ricotta. C’est elle qui fait tenir jusqu’au repas suivant. Une assiette de pâtes nature à la sauce tomate, même copieuse, rassasie souvent moins longtemps qu’une portion mesurée accompagnée de protéines. Une sauce qui enrobe au lieu de noyer. Le geste des cuisiniers italiens consiste à finir la cuisson des pâtes dans la sauce, avec un peu d’eau de cuisson : l’amidon qu’elle contient lie la sauce, qui nappe chaque pâte. On obtient un plat plus savoureux avec moins de sauce, et donc moins de matière grasse. C’est exactement le repère de l’assiette équilibrée — la moitié de légumes, un quart de protéines, un quart de féculents —, que nous détaillons dans que manger pour maigrir, appliqué à un plat de pâtes. On pèse ses pâtes au gramme près, puis on verse la crème, le fromage râpé ou l’huile sans compter. C’est souvent là que se joue la différence entre deux plats de pâtes. Les pâtes elles-mêmes sont un aliment peu gras. Ce qui fait grimper un plat, ce sont les ingrédients riches en matières grasses qu’on leur ajoute : crème, beurre, lardons, fromages, sauces industrielles à base de crème, huile versée sans mesurer. Une même portion de 80 g de pâtes peut ainsi donner un plat très raisonnable ou un plat deux fois plus énergétique, selon ce qu’on met dessus. Quelques gestes simples font la différence : Les pâtes complètes ne font pas maigrir, et elles ne justifient pas d’en manger davantage. Leur intérêt est ailleurs. Fabriquées avec le grain entier, elles contiennent davantage de fibres que les pâtes classiques, ce qui contribue à la satiété. C’est d’ailleurs ce que recommande Manger Bouger : des féculents complets au moins une fois par jour. Leur goût, plus marqué, se marie très bien avec des sauces franches — tomate, anchois, légumes rôtis, fromages affinés. Si vous n’aimez pas leur texture, une solution intermédiaire consiste à mélanger moitié pâtes complètes, moitié pâtes classiques, ou à choisir des pâtes semi-complètes. Cette recette met en pratique tout ce qui précède : une portion de pâtes mesurée, autant de volume en légumes taillés comme les pâtes, une protéine, et une sauce liée à l’eau de cuisson plutôt qu’à la crème. À la fourchette, c’est un vrai plat de pâtes. Les rubans de courgette se confondent avec les pâtes dans l’assiette : c’est tout l’intérêt. Vous pouvez les remplacer par des rubans de carotte, ou ajouter des pois chiches pour un plat encore plus rassasiant. Non, pas davantage qu’un autre aliment. Aucun aliment ne fait grossir à lui seul, et aucun ne fait maigrir à lui seul : c’est le bilan de la journée qui compte. Les pâtes ont mauvaise réputation parce qu’on les mange souvent en grande quantité et avec des sauces riches, pas parce qu’elles auraient une propriété particulière. Faut-il les éviter le soir ? Rien ne justifie de les bannir du dîner. Une portion mesurée, accompagnée de légumes et d’une protéine, a toute sa place le soir. Les supprimer expose surtout à une faim qui revient plus tard dans la soirée. Nous avons détaillé ce point dans que manger le soir pour maigrir. Faut-il les supprimer pour maigrir ? Non plus. Les féculents apportent de l’énergie et participent à la satiété. Un rééquilibrage alimentaire durable garde les pâtes, en ajuste la quantité et soigne ce qui les accompagne. C’est ce qui permet de tenir sur des mois, là où les régimes qui interdisent les féculents s’arrêtent souvent au bout de quelques semaines. Une Diète de Chef vous propose chaque semaine des menus complets, avec des pâtes, du riz et du pain, calibrés sur vos besoins. Recettes, quantités et liste de courses compris. Découvrir le programmedès 14,90 € Les pâtes font partie des aliments qu’on a le plus peur de devoir abandonner quand on commence un rééquilibrage, et c’est précisément pour cela qu’il ne faut pas les abandonner. Un programme qui supprime ce qu’on aime est difficile à tenir dans la durée. Le piège est ailleurs : un écart de portion qui passe facilement inaperçu. On se sert à l’œil, on pèse cuit en divisant par un chiffre trop généreux, on ajoute la sauce sans compter, et l’assiette « raisonnable » ne l’est plus vraiment. Rien de tout cela n’est un manque de volonté : c’est un manque de repères. Notre conseil tient en trois gestes. Pesez vos pâtes crues pendant une semaine, le temps de vous faire l’œil. Remettez du volume avec des légumes plutôt qu’avec des pâtes. Et regardez la sauce avec autant d’attention que le paquet. Je veux mincirdès 14,90 €Voir comment fonctionne le programmeQuelle quantité de pâtes pour une personne ? Le bon dosage, cru et cuit
La réponse en quelques secondes
Les repères, selon l’usage

Usage
Pâtes sèches, pesées crues
Plat de pâtes, portion habituelle
80 à 100 g
Quand on cherche à perdre du poids
60 à 70 g
En accompagnement d’une viande ou d’un poisson
50 à 70 g
Pour une personne très active ou sportive
100 à 125 g
Dans une soupe
30 à 50 g
Cru ou cuit : le chiffre que tout le monde donne différemment
Ce que dit la table officielle
Crues
Cuites, sans sel ajouté
Énergie pour 100 g
364 kcal
167 kcal
Eau pour 100 g
9,9 g
58,9 g
Pourquoi l’écart compte
Pâtes crues
Pâtes cuites, ordre de grandeur (cuisson de la table Ciqual)
60 g
130 g
70 g
150 g
80 g
175 g
100 g
220 g
Mesurer votre propre rapport, une fois pour toutes
Doser sans balance
Pourquoi 80 g paraissent si peu, et comment un cuisinier compense
La sauce compte souvent plus que les pâtes
Complètes ou classiques ?
La recette : pâtes complètes, rubans de courgette et ricotta
Les pâtes font-elles grossir ?
Peser, doser, composer chaque repas : c’est le travail que nous faisons à votre place
L’avis d’Une Diète de Chef
Questions fréquentes
Quelle quantité de pâtes pour une personne ?
Combien de pâtes par personne quand on veut maigrir ?
Combien pèsent 100 g de pâtes une fois cuites ?
Faut-il peser les pâtes crues ou cuites ?
Comment doser des spaghettis sans balance ?
Combien de pâtes fraîches par personne ?
Les pâtes complètes font-elles moins grossir ?
Peut-on manger des pâtes le soir quand on veut maigrir ?
Combien de pâtes pour un enfant ?
Pourquoi ai-je encore faim après une assiette de pâtes ?
En résumé
Une Diète de Chef calcule les quantités à votre place
Sources
Portions
80 à 100 gde pâtes sèches pour un plat
80-100 gde pâtes sèches pour un plat, pesées crues
60-70 gun bon point de départ quand on cherche à perdre du poids
≈ 2,2 foisle gonflement moyen à la cuisson d’après la table Ciqual — pas 3
01
Les repères
À retenir
02
Le vrai chiffre
03
En pratique
04
Le savoir-faire du cuisinier
05
Le poste oublié
06
Le choix des pâtes
07
En cuisine
08
Idée reçue
09
Notre position
L’équipe Une Diète de Chef
10
Vos questions
Pour un plat de pâtes, le repère courant est de 80 à 100 g de pâtes sèches par personne, pesées crues. En accompagnement, 50 à 70 g suffisent. Il s’agit de repères d’usage : la bonne quantité dépend de votre appétit, de votre activité et du reste du repas.
Une portion de 60 à 70 g de pâtes crues est un bon point de départ, à condition de l’accompagner de légumes et d’une source de protéines. Les besoins varient selon les personnes ; une estimation de votre dépense énergétique permet d’ajuster.
Autour de 220 g pour des pâtes cuites comme l’échantillon de la table Ciqual de l’ANSES : les pâtes sèches standard y passent de 364 kcal pour 100 g crues à 167 kcal pour 100 g cuites. C’est un ordre de grandeur tiré de valeurs moyennes ; le poids réel dépend de la forme et surtout de la durée de cuisson.
Crues, de préférence : c’est la convention des recettes et des emballages, et c’est plus précis. Si vous pesez cuit, mesurez une fois le rapport de vos pâtes (100 g crues, puis pesées cuites) ; à défaut, divisez par 2,2 environ plutôt que par 3.
Une botte de spaghettis secs dont le diamètre correspond à celui d’une pièce de 1 euro représente à peu près une portion de 80 à 100 g. Le repère reste approximatif ; un doseur à pâtes donne un résultat plus régulier.
Les pâtes fraîches contiennent plus d’eau que les pâtes sèches, il en faut donc un poids plus important : le repère courant est de 120 à 180 g par personne. Fiez-vous à l’étiquette, car la teneur en eau varie selon les produits.
Elles ne font pas maigrir par elles-mêmes, et la portion reste la même. Leur avantage tient à leur teneur plus élevée en fibres, qui contribue à la satiété. Manger Bouger recommande des féculents complets au moins une fois par jour.
Oui. Aucune donnée ne justifie de supprimer les féculents au dîner. Une portion mesurée, avec des légumes et une protéine, convient parfaitement le soir.
Les besoins d’un enfant varient fortement selon son âge et son appétit. Servez une portion plus petite que celle d’un adulte et laissez-le se resservir s’il a encore faim, plutôt que de lui imposer une quantité fixe.
Le plus souvent parce que l’assiette ne contenait presque que des pâtes. Ajouter des légumes en volume et une source de protéines rend le repas nettement plus rassasiant, sans augmenter la portion de pâtes.
Le plus difficile n’est pas de connaître le bon chiffre, c’est de l’appliquer à chaque repas.
Menus complets chaque semaineRecettes, quantités et liste de coursesÉlaborés par une nutritionnisteAucun aliment interdit

